C'CMHB : Gaël Tribillon, pas le même maillot mais la même passion !
Sur le territoire
-Publié le 23/01/2026
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L'ailier-gauche du C'CMHB, Gaël Tribillon, troque régulièrement son maillot de joueur contre une autre tunique : celle d'arbitre. Cette double casquette lui va comme un gant. Interview.

L'ailier-gauche du C'CMHB, Gaël Tribillon, troque régulièrement son maillot de joueur contre une autre tunique : celle d'arbitre. Cette double casquette lui va comme un gant. Interview.
Votre Agglo : Depuis quand jouez-vous du sifflet ?
Gaël Tribillon : Lorsque j'étais au pôle Espoirs de Chartres, de 2006 à 2009, pendant mes années lycée, mon objectif était de devenir joueur professionnel. C'était ma vocation. J'ai travaillé pour atteindre cet objectif. En parallèle, j'ai toujours été intéressé par l'arbitrage et la parfaite compréhension des règles de mon sport. C'est pendant une période où j'étais blessé qu'on m'a proposé de dépanner pour arbitrer un match du pôle. Je devais avoir 14 ou 15 ans.
VA : C'est cette première expérience qui a constitué un déclic ?
GT : Disons que c'est devenu une seconde passion, après le jeu en lui-même, qui restait ma priorité. La responsable des arbitres qui supervisait le match que j'ai arbitré a trouvé que j'avais du potentiel, et comme j'avais apprécié l'expérience, j'ai continué à arbitrer des matchs amicaux sur mon temps libre pendant plusieurs années, en catégorie jeunes, d'abord, puis jusqu'en Pro D2. C'est quand j'étais joueur à Toulouse que j'ai pris connaissance du Parcours de sportif de haut niveau de la Ligue Nationale de Handball, qui proposait des formations permettant de valider des compétences pour pouvoir arbitrer des matchs officiels. Cela me permet d'arbitrer aujourd'hui des matchs de N1 Masculine, le 3e échelon national.
L'arbitrage est devenu une seconde passion, après le jeu en lui-même, qui reste ma priorité.
VA : Comment conciliez-vous votre emploi du temps de joueur et d'arbitre ?
GT : Tout ce qui concerne la compétition passe en priorité : stages de préparation, entraînements, mises au vert, matchs… Pour l'arbitrage, chacun communique ses disponibilités à la Ligue. Il n'y a pas de contrainte ou de nombre de match fixé. J'arbitre quasiment un match par week-end, avec parfois des déplacements. C'est une question d'organisation, mais je m'y suis habitué. Et puis, je suis un compétiteur : les arbitres sont évalués en permanence, c'est ce qui leur permet de gravir des échelons et d'arbitrer des matchs au plus haut niveau et avec plus d'enjeu. Le soutien de la Fédération est aussi important, et nous sommes rémunérés.
VA : En match, que vous apporte votre expérience d'arbitre ?
GT : L'expérience et les connaissances acquises permettent une meilleure communication avec les arbitres et une meilleure compréhension des décisions. Comme dans beaucoup de sports, les arbitres de handball sont parfois critiqués. Pourtant, comme les sportifs, ce sont des athlètes. De la même manière qu'un joueur peut rater un tir ou une passe, un arbitre peut oublier une décision, ou se tromper. Moi, du coup, j'arrive à mieux le comprendre et, entre guillemets, à me mettre à sa place et à ne pas lui « tomber dessus ». Du coup, le fait d'arbitrer, ça me donne aussi la légitimité de parler avec eux. Le dialogue est plus facile.
VA : Quelle est votre plus grande satisfaction en tant qu'arbitre ?
GT : Ce qui est agréable, c'est quand les coachs des équipes qu'on a arbitrées et qui ont perdu viennent nous voir à la fin du match pour nous dire que nous avons fait du bon boulot, et que la défaite est de leur fait, pas du nôtre. Pour nous, c'est mission accomplie. C'est motivant pour continuer à avancer et progresser encore davantage.
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