27 novembre 2021
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Nika Guliashvili, de l'opéra au rock

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Les gens de l'Agglo.

Le chanteur lyrique chartrain Nika Guliashvili redécouvre sa passion pour la guitare et le rock et monte son propre groupe… Plongée dans sa double vie musicale.

À l’Opéra, il interprète Sarastro (La Flûte Enchantée), Méphisto (Faust), Colline (La Bohème), Zuniga (Carmen)… Depuis 2003, la basse géorgienne Nika Guliashvili enchante les scènes lyriques à travers le globe. Mais depuis un an, il explore une autre passion tout aussi dévorante : il a repris la guitare pour monter un groupe de rock.

Du rock à l'opéra

Dans sa Géorgie natale, alors encore appelée Union Soviétique, les activités culturelles, et la musique, sont strictement contrôlées et souvent interdites, jusqu’aux réformes sociales de la perestroïka, en 1985.

Nika découvre le rock grâce à un ami avec Pink Floyd et Led Zeppelin. « C’est le déclic : je monte un groupe. Une coupure de courant de six mois nous pousse à chercher une manière de faire de la musique sans électricité, d’où la rencontre avec une professeure de chant pour apprendre le chant lyrique. »

La professeure prédit qu’il reviendra la voir, une fois l’électricité rétablie, et elle a raison. Il rejoint le conservatoire pour six ans, intègre le Théâtre académique de Tbilissi avant de suivre la formation professionnelle du CNIPAL de Marseille et se lancer dans une carrière internationale.

Des rencontres exceptionnelles

En 2017, sa femme offre une guitare à Nika : il s’entraîne 6 heures par jour. « Composer libère mon esprit. Puis est arrivée la période Covid. Avant, j’étais toujours en tournée. »

Nika rencontre la chanteuse jazz Déborah Zloto, qui écrit les textes et envoie les essais à François Causse, ancien batteur d’Alain Bashung et membre du groupe Zoufris Maracas, en demandant s’ils peuvent enregistrer dans son studio de Massy et s’il veut devenir leur batteur. Ce dernier accepte et fait venir son collègue bassiste de Zoufris Maracas, Petteri Parviainen, pour l’enregistrement : lui aussi est conquis !

Nika échange aussi avec Patrick Hoarau, professeur de musique au conservatoire de musique et de danse de Chartres, qui rejoindra le groupe plus tard au piano et à la guitare. « C’est un processus de création différent de l’opéra. Je ne chante pas car la voix lyrique est formatée : difficile d’alterner entre ces deux univers » ajoute Nika. « J’ai la chance de travailler avec de tels musiciens ! »

Trois chansons sont enregistrées, entre hard rock, ballades et blues rock. Reste désormais à décider du nom du groupe et à se donner rendez-vous pour les premières scènes !