19 janvier 2022
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Le complexe culturel et sportif s'affirme discrètement

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Grands équipements.

La forme désormais bien campée de l'aréna et de ses gradins.

Après avoir établi son emprise sur les anciens terrains SNCF, après avoir enfoui ses fondations dans le sol et lancé vers le haut ses premières structures porteuses, le complexe culturel et sportif de Chartres métropole se prépare à présent à achever sa carapace.

Le chantier n'a plus grand chose à voir avec ce qu'il montrait jusqu'à présent.

Ses volumes compacts et bas s'affirment, ses compartimentages intérieurs s'établissent. Pour celui qui ne fait pas partie du chantier, tout cela offre l'apparence d'un dédale en 3D, autant horizontal que vertical. Malgré tout, comme le commente Karine Dorange, vice-présidente en charge des Grands équipements communautaires et référente de ce programme, un oeil exercé y trouve son chemin avec facilité.

« Ce chantier est réellement enthousiasmant. Non seulement par l'intérêt architectural et technique du bâtiment, mais aussi parce que nous le voyons progresser de semaine en semaine. À la même époque il y a un an, les ouvriers attaquaient tout juste les fondations. À présent, ils sont sur le point d'attaquer la toiture. C'est spectaculaire. Et ça l'est d'autant plus que tous ces éléments prennent leur place dans un périmètre fermé, très contraint, avec une organisation des déplacements des engins et des matériaux parfaitement orchestrée. Sur ce qui était un espace vide, ont été érigés la salle d'entrainement et les locaux techniques, le volume de l'aréna centrale, les passages, les escaliers… autant de choses qui n'existaient jusqu'à présent que sur les plans des architectes et des ingénieurs. »

Fin du gros œuvre

Pour ceux qui aiment regarder les chantiers de construction, la fin du spectacle approche.

« Le gros œuvre est déjà quasi fini. Dans les espaces d'entraînement, de préparation sportive et les vestiaires, les dalles de sol sont réalisées, les flocages sont en cours, et la pose des gaines de ventilation et coupe‑feu seront réalisées à partir de la fin janvier. Côté arène, les ouvriers terminent la structure des gradins et entameront le cloisonnage des espaces périphériques à partir d'avril. Mais surtout, une étape significative va intervenir prochainement : la pose de dix méga poutres treillis qui porteront la toiture de l'équipement. Elles sont en train d'être terminées dans l'usine de Briand Construction Métallique aux Herbiers (85) avant d'être démontées pour être livrées sur le chantier. Là, elles seront réassemblées puis hissées sur leurs appuis. Bien sûr, les dimensions sont à la mesure de l'équipement : jusqu'à 57 m de long, 4,5 m de haut, et 61 tonnes. Cette pose se fera à partir de fin février, après le démontage de la centrale à béton, et la réalisation de la charpente nous emmènera jusqu'en novembre. »

Fin du gros œuvre, donc, en mars, et démarrage des corps d'état de finition en simultané, et l'essentiel des travaux se déroulera dès lors à l'abri des regards, sous la protection du cocon de béton de l'équipement. Extérieurement, la cour de service et les structures d'accès à la salle et au parking Q-Park voisin seront réalisés cette année.

Un prototype de façade à découvrir

Le complexe culturel et sportif ferait des petits ? Pas tout à fait. L'étrange structure qui est visible sur l'ancien site Sernam, le long des voies ferrées, est un prototype de façade de l'équipement.

À l'échelle 1:1, il totalise 42 m2 au sol, 13 m de haut, et représente trois trames de la future façade du complexe. Cette façade sera constituée de panneaux de verre incurvés, posés sur armatures métalliques inclinées, et laissera percevoir de l'extérieur les salons VIP. Sa pose démarrera en juin, pour cinq mois.

Le prototype de façade du complexe culturel et sportif