27 septembre 2020
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Chérie, j'ai rétréci les moteurs – Les gens de l'Agglo

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Spécialiste des modèles réduits de moteurs thermiques pour avions de voltige, René Fouquereau en compte plus de 300 chez lui. Une importante collection entamée il y a longtemps.

Dans le garage, une longue table en bois est installée le long du mur, à côté d’une petite fenêtre. Sur la partie de gauche, quelques outils traînent aux côtés de petites pièces métalliques.

À droite, une centaine de petits moteurs thermiques sont alignés, prêts à l’emploi. Ils tiennent dans une paume de main et pèsent entre 100 et 500 grammes. « J’en ai encore plus de la moitié dans des caisses, lance René Fouquereau, 73 ans et pas peu fier au moment de brandir son modèle le plus ancien, un moteur Peugeot de 1937. Je les trouve dans les brocantes ou les achète sur Internet. Il m’arrive aussi de les échanger avec d’autres collectionneurs. C’est un plaisir de les construire ou de les restaurer, j’aime la belle mécanique ». Et ce depuis sa jeunesse.

 

Une 5e place aux championnats du monde

Né à Chartres à proximité de la maison Picassiette, René a été attiré très tôt par l’aéronautique. Avec un voisin pratiquant le modélisme et les avions de l’aérodrome qui volaient à l’époque au-dessus de chez lui, sa voie était déjà tracée.

« Je fais du modélisme depuis l’âge de 16 ans et j’ai continué pendant l’armée, se souvient-il. J’allais aussi à l’aéroclub de Chartres avec mes amis de Mortagne-au-Perche (Normandie) et Mamers (Sarthe) pour me perfectionner. »

Le virus de la construction et de la réalisation de maquettes est attrapé, et le suivra de nombreuses années. Dans sa vie professionnelle tout d’abord, puisqu’il débute sa carrière dans le dépannage informatique (radios et télévisions), et la termine au ministère de la Défense, comme responsable du musée de l’Air et de l’Espace. Mais c’est surtout lors de son temps libre que le Chartrain s’exerce.

« J’ai participé à plusieurs championnats du monde de reproduction d’avions entre 1972 et 1990, détaille-t-il. Je suis allé aux États-Unis, en Suède, en Pologne et j’ai terminé deux fois à la 5 e place avec l’équipe de France. Mais cela représentait beaucoup de travail et d’investissement puisque je passais trois heures dans l’atelier chaque soir de la semaine et je m’entraînais aussi le samedi et le dimanche. À un moment, il faut savoir dire stop. »

 

La passion des voitures

Depuis, René Fouquereau bichonne ces petits moteurs d’avion chez lui. Il les nettoie, les répare avec ses outils et un décapeur thermique. Chemise, piston, carburateur, vilebrequin, culasse… Il en connaît chaque pièce et passe une grande partie de l’hiver cloîtré dans son atelier.

« Et l’été, je m’occupe de mes cinq voitures de collection, grand format celles-ci ! », sourit le bricoleur. Lorsque qu’on évoque le devenir de sa collection de moteur en modèle réduit, il lance tout de go : « J’aimerais l’exposer chez moi pour me constituer un petit musée personnel, mais cela prend beaucoup de place. »

Alors, en attendant, il observe avec attention et curiosité son neveu manier un drone. De là à faire naître une nouvelle passion pour René ? « Pas vraiment, ce sont des moteurs électriques et honnêtement, ce n’est déjà plus de l’aviation. »