05 mars 2021
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Adoption du budget 2021 : l'investissement et la solidarité intercommunale mis en avant

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Finances.

Le Conseil communautaire de Chartres métropole a adopté le budget 2021. Un vote acquis à 92% de majorité. Avec deux priorités : la solidarité communautaire et l'investissement.

Les explications de Franck Masselus, vice-président en charge des finances.

Votre Agglo : Dans le contexte de la crise actuelle, un vice-président doit être encore plus satisfait de voir son projet de budget adopté largement ?

Franck Masselus : Nous avons connu fin décembre un débat d'orientations budgétaires particulièrement animé, qui a permis d'aller au fond des choses. Et là, notre projet de budget a été adopté à 92%. Le président Jean-Pierre Gorges et son exécutif ont donc réussi à convaincre.

On peut comprendre les interrogations de certains, après la crise de 2020 et devant la probable crise de 2021. Jusqu'où ira dans ce contexte l'effort de compensation de l'État ? La crise économique va-t-elle pénaliser lourdement nos rentrées fiscales ? Je rappelle qu'à la différence de l'État, les collectivités locales et territoriales n'ont pas le droit de présenter des budgets en déséquilibre.

Lors de ce dernier conseil, le président de la Région Centre-Val-de-Loire, François Bonneau, est venu nous présenter sa vision du Contrat régional de solidarité territoriale qui lie la Région et l'Agglo pour les prochaines années.

Nous ne sommes pas du même bord politique, comme on dit, mais j'observe deux convergences essentielles : la priorité commune accordée à l'investissement et, concernant le territoire de Chartres métropole, l'accord sur le positionnement des grands équipements en cours de construction, particulièrement le prochain Complexe culturel et sportif sur le Pôle Gare, et des grandes infrastructures de déplacements, comme la future A154.

VA : Quelles sont les conséquences financières de cette priorité accordée à l'investissement ?

FM : Le président Bonneau, de sa propre initiative, a précisé que l'endettement de la Région allait doubler d'une année sur l'autre, tout en restant dans des proportions acceptables.

Notre endettement va également croître, mais pas dans ces proportions, car notre effort d'investissement a toujours été élevé. C'est le pari de l'avenir.

L'investissement, c'est en partie de l'emprunt et donc de la dette, mais il ne s'agit pas d'une dette de fonctionnement. Nos investissements doivent permettre de meilleurs services et de nouveaux équipements à la population. C'est rendre notre territoire plus attractif pour les entreprises et les particuliers. Ceux qui ont investi chez nous ces dernières années ont vu leurs actifs augmenter dans des proportions importantes.

Investir, c'est aussi donner de l'activité aux entreprises et du travail à leur personnel, à leurs sous-traitants, au commerce local, etc. J'ajoute enfin que notre dette est totalement sécurisée.

VA : Les deux derniers Conseils communautaires ont vu des débats animés sur la fiscalité, notamment la nouvelle taxe foncière. Votre argument, c'est aussi la solidarité intercommunale ?

FM : C'est l'évidence ! Elle est, chez nous, plus élevée que dans la plupart des intercommunalités. Elle repose sur deux piliers : la Dotation de solidarité communautaire (DSC) et les Fonds de concours.

La DSC, dont je rappelle qu'elle est facultative et qu'elle est loin d'exister partout, va encore augmenter cette année dans des proportions importantes (9,8 millions d'euros en 2020, 11,2 millions d'euros en 2021). C'est elle qui aujourd'hui permet aux communes, et notamment aux plus petites, de boucler plus confortablement leur budget malgré la baisse des dotations de l'État.

Chez nous, et mesurée par habitant, la DSC est deux fois plus élevée que dans la moyenne des intercommunalités. Quant aux Fonds de concours, réservés au financement des projets des communes péri-urbaines et rurales, leur montant augmentera cette année de 50%, passant de 2 millions d'euros en 2020 à 3 millions d'euros.

Si nous arrêtions d'investir, nous pourrions rembourser notre dette en moins de 9 ans. Si en plus nous renoncions à la DSC et aux Fonds de concours (qui ne sont pas des obligations légales) nous pourrions rembourser notre dette en un peu plus de 3 ans. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes.

Synthèse des budgets 2021 de Chartres métropole
Cliquer pour agrandir.