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  • Votre Agglo #83 – Mars 2019

Leïla Heurtault sur le toit du monde – Karaté

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© photo K Photos (www.kphotos.net)

Lors des championnats du monde de karaté organisés à Madrid en novembre, Leïla Heurtault et l’équipe de France sont montées sur la plus haute marche du podium. Entre émotion et rêve de JO, la jeune femme originaire d’Houville-la-Branche raconte.

 

Et encore un titre de champion du monde pour Leïla Heurtault ! Après une première médaille d’or par équipes en 2016, la capitaine de l’équipe de France a de nouveau mené sa troupe vers les sommets le mois dernier. « J’étais très fière lors de la remise des médailles, se souvient-elle. L’équipe était jeune mais a su être solide du début à la fin. De plus, en tant que capitaine, je devais motiver les filles et les mettre dans de bonnes conditions. C'est un rôle qui me plaît énormément et que je tiens volontiers au niveau national avec mon club, Samouraï 2000. »

 

Leïla heurault – Karate World Championships Madrid 2018 – Chartres métropole

 

Cette récompense vient étoffer un palmarès déjà bien garni : à 23 ans, la jeune athlète est également championne du monde espoir et double championne d’Europe espoir. Depuis son départ de Guyane pour rejoindre la section sport-études au Mans, Leïla Heurtault a su se forger un mental d’acier. « À 14 ans, j'ai quitté ma famille avec une seule idée en tête : devenir championne du monde, détaille la licenciée sarthoise. J'avais des rêves plein la tête. On m'a dit que ce serait difficile voire impossible d’atteindre cet objectif, alors j'ai tout mis en œuvre pour le réaliser. Et neuf ans plus tard, je suis triple championne du monde. Quand on veut, on peut ! »

 

Direction Tokyo 2020 ?

 

Une volonté de fer qui va de pair avec une rigueur certaine. Leïla Heurtault s'entraîne deux à trois fois par jour et malgré les nombreux déplacements dus aux compétitions et la poursuite de ses études (première année de master en management et commerce international), elle jongle habilement avec un calendrier chargé. « Je suis en moyenne 90 jours par an en déplacement mais tout est question d’organisation », assure- t-elle. Un rythme qu’elle assume et partage avec ses proches. « Mon entourage m'accompagne mentalement et parfois physiquement lors des compétitions. C'est important que ma famille et mes amis me soutiennent, dans les victoires comme dans les défaites. Quand j'ai des coups de mou, ils sont là pour me remotiver et me remobiliser. »

 

Après avoir décroché l’or, la Chartraine rêve désormais des Jeux olympiques, le Graal de tout sportif. Les sélections pour Tokyo (en 2020) ont commencé en septembre et il faut se classer dans les 10 meilleures mondiales pour y participer. « Les JO sont en ligne de mire. Actuellement, je suis 5 e au classement : la route est encore longue mais la qualification reste possible ! » Parole d’expert.

 


 Article tiré du Votre Agglo #80, consultez-le en ligne en cliquant ici.

 


© K Photo (www.kphotos.net)