23 juin 2021
Facebookrss
Connexion
Connexion
Afficher / masquer l'espace privé

Expo « Biodiversité locale, discrète et parfois protégée »

Imprimer la page
Partager la page

Reconnu Territoire engagé pour la nature depuis 2019 pour ses actions de préservation des milieux naturels et de la biodiversité, Chartres métropole a le plaisir de vous présenter quelques spécimens de la faune et de la flore locales !

Cette exposition est à la fois virtuelle et de plein air puisque vous retrouverez les spécimens présentés ci-dessous sur les bâches-photos du boulevard Chasles à Chartres du 1er avril au 15 juin.

Découvrez-y une partie de la biodiversité locale que vous pouvez observer en sortant de chez vous : dans la ville, sur la coulée verte du Plan vert, la prairie Natura 2000, l’espace naturel sensible de la Vallée de l’Eure et, tout simplement, dans votre jardin. Une diversité biologique surprenante et inspirante qui requiert cependant de plus en plus d'attention pour être sauvegardée.

Télécharger le guide de l'expo « Biodiversité locale, discrète et parfois protégée ».

Cette exposition est organisée par Chartres métropole et la Ville de Chartres en partenariat avec les acteurs locaux de la biodiversité : l'association Eure-et-Loir Nature, l'association Hommes et Territoires, la Fédération départementale d'Eure-et-Loir pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, la Fédération départementale des Chasseurs d'Eure-et-Loir, le Conservatoire d'espaces naturels Centre-Val de Loire, l'Office français de la biodiversité et le Conseil départemental d'Eure-et-Loir.

Abeille domestique (Apis mellifera) – Menacée


L'abeille domestique, Apis mellifera, a été domestiquée pour la qualité de sa production de miel. En France il existe près de 900 espèces d'abeilles sauvages, qui participent toutes à la pollinisation des plantes. Cependant Apis mellifera est la seule à produire du miel que nous pouvons récolter.

Cet insecte sociable, est organisé en colonie jusqu'à plus de 80 000 individus. Le miel produit par dessiccation de nectars sert à nourrir les larves : les ouvrières, après avoir récolté le pollen produisent un mélange de miel, de pollen et de gelée royale.

L'Homme élève les abeilles domestiques dans une ruche, mais dans la nature, les abeilles forment leur essaim dans les arbres creux ou des anfractuosités de parois rocheuses. Les néonicotinoïdes sont des insecticides responsables de leur déclin en France.

Ophrys abeille (Ophrys apifera)


L'ophrys abeille, Ophrys apifera, est une orchidée sauvage très fréquente sur notre territoire. Elle stationne dans les milieux herbeux, et affectionne les pelouses sèches et rases, sur des sols calcaires et pauvres en nutriments. On la retrouve également sur les gazons urbains ou remblais aux alentours de Chartres. Elle apparait en grand nombre certaines années, mais peut également connaître des absences prolongées de plusieurs années.

L'appareil floral est composé d'un pétale remarquable : le labelle qui, de par sa forme, sa taille et sa couleur très variée, ressemble à un insecte. Ce leurre n'est pas un hasard : il attire les insectes en quête de nectar, de pollen, ou de partenaire.

L'ophrys abeille s'assure ainsi une reproduction par pollinisation. La destruction de ses habitats naturels est la principale menace, qui pèse sur les orchidées sauvages.

Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula)


Le rouge-gorge familier, Erithacus rubecula, est un oiseau reconnaissable par sa couleur orangée sur la poitrine.

Très commun dans nos parcs et jardin en hiver, il affectionne les milieux boisés en période de reproduction. La femelle construit un nid très bien caché, composé de brindilles, d'herbes sèches de mousse. Elle couve 5 à 7 œufs blanc bleuté pendant 14 jours. Les poussins sont nidicoles, nourris et protégés par les parents. Territorial et asocial avec les autres oiseaux, il n'est pas farouche envers l'homme.

Son régime alimentaire est essentiellement insectivore mais il peut se contenter de graines et de baies, surtout en hiver. Le rouge-gorge familier est largement répandu à l'échelle du territoire.

Brochet (Esox lucius) – Vulnérable


Le brochet, Esox lucius, est un poisson fusiforme, de par son corps allongé et son museau pointu. Ses nageoires sont de couleurs rouges orangées.

Assez commun dans nos rivières et nos plans d’eau, Il affectionne les eaux calmes, claires avec présence de végétation aquatique où il va trouver des proies en suffisance : il se nourrit essentiellement d’autres poissons.

La période de reproduction s’appelle le frai : elle a lieu de février à avril dans les prairies inondées, les bras morts et fossés que l’on appelle des frayères. La femelle dépose sur les herbiers des paquets d’ovules qui sont ensuite fécondés par le mâle. Il est donc essentiel que l’homme préserve ces zones humides.

Le brochet est un grand poisson, pouvant mesurer adulte jusqu’à 1m40. Il est considéré comme vulnérable sur la liste rouge des espèces menacées en France.

Épeire frelon (Argiope bruennichi)


L'épeire frelon, Argiope bruennichi, est une petite araignée qui tisse sa toile dans les hautes herbes, assez près du sol, dans les milieux ensoleillés et humides. La femelle est bien plus grosse que le mâle : 10-20mm contre 5-9mm.

L'épeire tisse une toile caractéristique: son fil épais forme un zig-zag, ce qui lui permet d'attraper de gros insectes. Elle entoure sa proie de fil de soie, la mord puis lorsqu'elle ne bouge plus, l'emmène au centre de sa toile pour la consommer. La femelle pond à l'automne, et tisse parfois 2 cocons dans la végétation.

Il arrive que ces cocons aux milliers d'œufs soient parasités par des guêpes dont les larves se nourrissent des œufs.

Faucon pèlerin (Falco perigrinus) – En danger et protégé


Le faucon pèlerin, Falco perigrinus, est le rapace le plus rapide au monde lorsqu'il plonge en piquet, il peut atteindre 390km/h ! D'un poids avoisinant les 1 kg, il chasse d'autres oiseaux en vol, au-dessus de terrain dégagés.

Cet oiseau fréquente les falaises, sur lesquelles il installe son aire de reproduction où il élèvera 3 à 4 jeunes pendant une quarantaine de jours.

Dans nos paysages, pas de falaise mais plutôt une cathédrale ! Suffisamment haute et accueillante : en 2020 un couple de faucons y à mener à terme une nichée de 2 oisillons. Si vous levez les yeux, au-delà des flèches vous pourrez sans doute les apercevoir virevoltants, très hauts dans le ciel !

Le faucon pèlerin a déjà été observé à Chartres, Champhol, Nogent-le-Phaye, Gellainville, au Coudray, Luisant, Lucé, Mainvilliers, Lèves, Chauffours et Dammarie. Et il est potentiellement présent sur le reste du territoire de Chartres métropole.

Agrion de Vander Linden (Erythromma lindenii)


L'agrion de Vander Linden, Erythromma lindenii, est fréquente les milieux humides composés d'eaux stagnantes, étangs, mares.

Pour la reproduction, il privilégie les milieux bien ensoleillés et riches en végétation immergée et flottante. Cette photo montre un cœur copulatoire, c'est-à-dire l'accouplement entre une femelle et un mâle. La ponte est effectuée dans l'eau en tandem. La larve vivra en milieu aquatique pendant deux ans avant de sortir de l'eau pour s'accrocher sur une herbe et devenir un imago (passage de l'état larvaire à l'état adulte).

Il peut être confondu avec d'autres agrions, il faut donc être armé de patience et d'un guide d'identification pour sa reconnaissance.

La principale menace qui pèse sur les odonates est la diminution des zones humides et l'utilisation des insecticides. La plupart des odonates ont besoin d'une eau de bonne qualité.

Pic épeiche (Dendrocopos major) – Protégé


Le pic épeiche, Dendrocopos major, est un joli oiseau coloré qui fréquente nos parcs et jardins.

Il tambourine les arbres à la recherche d'invertébrés sous la couche superficielle du bois ou pour creuser son nid ou un abri. Le trou fera entre 4 et 5 cm de diamètre, il lui faut environ 3 semaines pour le creuser.

La femelle pond 4 à 6 œufs qu'elle couve pendant 12 jours, et les juvéniles sont nourris environ durant  jours par les deux parents.

Son régime alimentaire est omnivore (graines, fruits, invertébrés…). Il est reconnaissable à distance par l'intensité du tambourinement : 10 à 16 coups successifs, et assez intense en période de reproduction. Laisser quelques arbres morts sur pieds  est une action qui participe à la protection de l'espèce.

Le pic épeiche a déjà été observé à Chartres, Nogent-le-Phaye, Lèves, Bailleau-l'Évêque, Berchères-les-Pierres, Barjouville, Fontenay-sur-Eure, Nogent-sur-Eure, Jouy, Chartainvilliers, Maintenon et Houx. Et il est potentiellement présent sur le reste du territoire de Chartres métropole.

Chevreuil (Capreolus capreolus)


Le chevreuil, Capreolus capreolus, est présent un peu partout sur le territoire de Chartres métropole et peut être plus facilement vu au crépuscule.

Le mâle, encore appelé brocard porte des bois, qui peuvent atteindre 30cm. Il les perd à l’automne. La chevrette est reconnaissable par sa tâche blanche au fessier.

Le chevreuil est herbivore. Il consomme des bourgeons, des plantes herbacées, des graines… Le rut à lieu en été, la gestation dure 130 jours mais le faon ne nait qu’en mai-juin de l’année suivante : le développement de l’ovule fécondé se met en pause jusqu’au début de l’hiver, ce phénomène s’appelle la diapause embryonnaire.

Renard (Vulpes vulpes)


Le renard, Vulpes vulpes, aussi appelé goupil est un petit mammifère de la famille des canidés aux mœurs crépusculaires et nocturnes.

On peut le trouver dans des milieux variés : plaine, boisement, et même en zone urbaine : c’est une espèce ubiquiste (qui est présente partout à la fois).

Le rut à lieu en hiver, la femelle met bas à partir du mois de mars, entre 3 et 7 renardeaux au fond d’un terrier, qui deviendront autonomes à l’âge de 5 mois.

Le régime alimentaire du renard est très varié : lapins, insectes, charognes, végétaux et, ses préférés, les campagnols. Cela fait de lui un bon auxiliaire de l’agriculture en consommant entre 6 000 et 10 000 micro mammifères par an !

Commun sur le territoire, il est classé ESOD, espèce pouvant occasionner des dégâts. Notamment pour ceux qu'il occasionne parfois dans les élevages de volailles et d'oiseaux.

Martin pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) – Protégé


Le Martin pêcheur d'Europe, Alcedo atthis, est un bel oiseau coloré à la particularité de vivre au bord de nos cours d'eau et de se nourrir principalement de petits poissons.

Du haut de son perchoir, Il attend patiemment une proie, et rapide comme l'éclair,  plonge sous l'eau pour s'en saisir à l'aide de son bec. Il creuse son nid dans un tunnel, creusé dans les berges. Sa présence est souvent trahie par son cri strident qu'il pousse en cas d'alerte.

Le martin pêcheur est un oiseau territorial. La ponte a lieu courant avril avec 6-8 œufs couvés pendant 3 semaines. Les jeunes sont nidicoles et naissent nus et aveugles, mais ils quand même s'envoleront à l'âge de 3 semaines.

Il est tout à fait possible d'observer des martins pêcheurs sur l'Eure, même dans sa traversée chartraine, en été comme en hiver ! Cependant, les hivers rigoureux sont une cause importante de mortalité pour l'espèce.

Couleuvre helvétique (Natrix helvetica) – Protégée


La couleuvre helvétique, Natrix helvetica, appelée encore la couleuvre à collier, est un serpent complètement inoffensif.

Elle fréquente principalement les abords de nos cours d'eau, étangs, mares, zones humides, mais également les prairies, lisières de forêt, plaines… Et se nourrit de petits vertébrés : rongeurs, et surtout d'anoures (crapauds, grenouilles…).

Lorsque cette couleuvre se sent menacée, elle « fait la morte » et dégage une odeur nauséabonde pour faire fuir ses éventuels prédateurs !

C'est un serpent de taille moyenne, moins d'un mètre pour le mâle et jusqu'à 1m40 pour la femelle.

Aux mœurs diurnes, elle est observable de mars à octobre dans les habitats précités.

Tichodrome échelette (Tichodroma muraria)


Le tichodrome échelette, Tichodroma muraria, est un petit oiseau montagnard, aux ailes larges tachées de rouge.

Il possède un long bec très fin qui lui permet d'attraper des invertébrés (insectes, araignées…) dans les petites fissures des falaises ou des pierres, tel en hiver sur la cathédrale de Chartres.

Il est quasi invisible sur les pierres grâce à sa couleur grise, mais lorsqu'il prend son envol, il est surnommé « l'oiseau papillon » pour son vol particulier.

Il niche dans les massifs alpins, pyrénéens et le massif central. Pour fabriquer son nid, le mâle choisit un emplacement dans une crevasse de la paroi rocheuse, puis la femelle le tapisse de lichen, de mousse et d'herbes sèches pour enfin pondre 3 à 4 œufs en mai-juin.

Le tichodrome échelette a déjà été observé à Chartres, sur la cathédrale.

Triton alpestre (Ichthyosaura alpestris) – Vulnérable et protégé


Le triton alpestre, Ichthyosaura alpestris, est un amphibien de la famille des urodèles qui possède des couleurs très contrastées, avec un ventre orangé et des couleurs verdâtres à gris bleutées pour le reste du corps.

Le mâle possède une crête dorsale. Il utilise nos mares et points d'eau au début du printemps pour la reproduction. La femelle pose ses œufs un à un dans la végétation qui vont évoluer du stade embryonnaire au stade larvaire. Le reste de l'année, il est en phase terrestre.

Nocturne, il se nourri d'invertébrés : petits insectes, vers. Les tritons muent et perdent leur peau rugueuse et terne (phase terrestre) pour une peau lisse plus colorée qui permet une respiration partielle dans l'eau (phase aquatique). Il passe l'hiver à l'abri du gel dans des caves, sous les tas de bois, tas de pierres.

Il est protégé et considéré comme vulnérable dans notre région. La disparition de ses habitats, ainsi que la suppression des corridors écologiques qui permettent aux espèces de se déplacer sont des facteurs aggravant pour la présence de l'espèce.

Bolet rude (Leccinum scabrum)


Le bolet rude, Leccinum scabrum, est un champignon de la famille des botelacées qui pousse volontiers sur un tapis de mousse, à proximité des bouleaux ou des peupliers.

Il aime l'humidité et est comestible (mais sa saveur est plutôt médiocre par rapport au cèpe de Bordeaux).

Son chapeau peut mesurer jusqu'à 20cm de diamètre. En dessous, des petits tubes très serrés sont de couleur blanchâtre.

On peut le cueillir du début de l'été jusqu'au milieu de l'automne. Il peut être confondu avec le bolet des peupliers et le cèpe des pins. Tous les deux sont sans dangers. Il pousse potentiellement dans les boisements, ou les parcs du territoire.

Grand murin (Myotis myotis) – Protégé


Le grand murin, Myotis myotis, est la chauve-souris la plus grande que l'on peut rencontrer à l'échelle du territoire de Chartres métropole.

Ce mammifère fait l'objet de suivi annuel par le groupe chiroptères du département : en hiver, un dénombrement des effectifs est effectué dans les grottes de la vallée de l'Eure, où elle hiberne.

À son réveil au printemps, elle recherche un gîte de reproduction sous la toiture des habitations, pour y mettre bas un unique jeune, que la femelle allaite. En automne après les accouplements, elle regagnera un site pour passer l'hiver.

Inoffensif, le grand murin est insectivore et s'oriente dans l'obscurité en utilisant les échos de ses cris ultrasonores.

Le dérangement de cette espèce, la destruction de ses habitats naturels et l'agriculture intensive sont les principales causes de leur déclin en France. Les 21 espèces présentes dans le département sont toutes protégées.

Papillon flambé (Iphiclides podalirius)


Le papillon flambé, Iphiclides podalirius, est un de nos plus grands et plus beaux papillons de jour, reconnaissable par ses grandes bandes noires, qui se prolongent sur ses ailes.

Il affectionne les milieux ensoleillés : prairies, friches, les vergers et jardins naturels dont les fleurs vont lui apporter le nectar nécessaire à son alimentation.

L'adulte est visible de mars à septembre. La chenille initialement noire, devient verte après la seconde mue et affectionne les arbres fruitiers.

Le flambé a été particulièrement touché par la modification des pratiques agricoles et l'intensification des cultures. Aujourd'hui, les populations arrivent à s'étendre grâce à la prise en considération de ses habitats dans la gestion de la biodiversité.

Le papillon flambé peut se confondre avec le machaon, peu présent chez nous.

Anémone pulsatille (Anemone pulsatilla) – Vulnérable et protégée


L'anémone pulsatille, Anemone pulsatilla, est une petite plante vivace, à grosse fleur est peu fréquente  sur notre territoire.

Elle affectionne les sols secs et pauvre en nutriments, c'est donc un hôte parfaitement adapté de nos rares pelouses calcaires, qu'on retrouve occasionnellement au sud de Chartres.

La fleur est pourvue de pistils et d'étamines de couleur jaune : on dit qu'elle est hermaphrodite. Sa pollinisation est entomogame : réalisée par les insectes qui transportent les grains de pollen. Les graines fécondées sont ensuite disséminées par le vent !


L'anémone pulsatille a déjà été observée à Berchères-les-Pierres, Houx, Maintenon et Sours.

Hibou des marais (Asio flammeus) – En danger critique et protégé


Le hibou des marais, Asio flammeus, est un rapace nocturne qui a la particularité d'avoir des mœurs plutôt diurnes.

Il nous rend visite en hiver lorsque le froid s'abat sur les côtes et les marais nordiques et il est très rare en région Centre. Il fréquente les jachères et les friches du territoire principalement dans sa partie sud-est qui est classée en Zone de Protection Spéciale, Natura 2000 où il se rassemble en dortoir de plusieurs individus.

Il se nourrit de campagnol et les effectifs d'oiseaux sont corrélés aux effectifs de proies fluctuants d'une année sur l'autre. Si sa proie de prédilection vient à manquer, il peut se rabattre sur d'autres rongeurs et petits oiseaux.

Ces oiseaux font leur nid au sol et les poussins sont nidifuges à 12 jours. Les jeunes peuvent migrer rapidement à plusieurs centaines de kilomètres.

Le hibou des marais a déjà été observé à Francourville, Gasville-Oisème, Moinville-la-Jeulin, Oinville-sous-Auneau, Sours et Voise.

Chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi)


La chrysomèle du peuplier, Chrysomela populi, est un insecte de l'ordre des coléoptères est un hôte très connu des peupleraies.

C'est un insecte essentiellement phytophage qui vit essentiellement sur les feuilles du tremble et du saule marsault. L'adulte est visible d'avril à septembre.

Les femelles pondent plusieurs centaines d'œufs sur une feuille qui va servir de première nourriture. Les adultes émergent après 15 jours de nymphose.

En cas de danger, l'espèce émet un liquide nauséabond à base d'acide salicylique. Parfois ces colonies d'insectes peuvent causer des dégâts sur les jeunes pousses.

Écureuil roux (Sciurus vulagris) – Protégé


L'écureuil roux, Sciurus vulagris, est un mammifère rongeur que nous connaissons tous, il est visible en journée dans nos parcs et jardins.

Son nid de forme sphérique est construit à plusieurs mètres de hauteur dans les arbres, constitué de brindilles et de mousse. Il y passe la nuit, une partie de l'hiver et y met au monde ses 3 à 4 petits entre mai et août. La gestation dure environ 40 jours  et les jeunes sont sevrés et indépendants à l'âge de 10 semaines.

L'écureuil roux est un petit mammifère protégé en France. Son espérance de de vie et de 7 ans. Il consomme des glands, des noisettes, des graines... Il réalise des provisions qu'il enterre dans le sol pour l'hiver.  Lorsqu'il ne trouve plus ses cachettes, les graines peuvent pousser : il participe donc grandement à la dissémination des espèces végétales !