27 November 2021
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Projet Alimentaire Territorial

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Chartres métropole lance l'élaboration de son Projet Alimentaire Territorial (PAT), qui est une des actions du Plan Climat Air Énergie Territorial adopté début 2021.

Ce PAT devra répondre aux besoins des habitants et aux enjeux majeurs du territoire en matière d'agriculture durable et d'alimentation de qualité.

Qu'est-ce qu'un Projet Alimentaire Territorial (PAT) ?

Le Projet Alimentaire Territorial est un outil créé par la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt du 13 octobre 2014.

À l'échelle du territoire de Chartres métropole, il a pour objectifs de :

  • Maintenir, structurer et consolider les filières locales et l’ancrage territorial de l’alimentation ;
  • Accompagner la relocalisation de l’agriculture et de l’alimentation pour favoriser la consommation de produits issus de circuits courts ;
  • Lutter contre le gaspillage et la précarité alimentaires.

Le PAT agit sur les trois piliers du développement durable :

  • Une économie viable : encourager l’installation de nouveaux agriculteurs, diversifier les productions, développer des outils de transformation adaptés, créer de nouveaux emplois grâce à l’implantation de nouvelles filières sur le territoire.
  • Un accès équitable : démocratiser l’éducation alimentaires, créer des liens, favoriser la réinsertion pour créer des vocations, favoriser l’accès pour tous à une alimentation saine et de qualité, lutter en faveur d’une plus grande justice sociale et du travail en coût global afin de vendre les produits à un prix juste pour tous les acteurs.
  • Un environnement vivable : accompagner l’évolution des pratiques alimentaires, améliorer la qualité de l’eau, lutter contre le gaspillage alimentaire, assurer une meilleure gestion du foncier, augmenter les produits de qualité, les circuits courts, atténuer et adapter les moyens de production au changement climatique, préserver les sols, la biodiversité et les paysages.

La conception du Projet Alimentaire Territorial s’appuie sur l’implication de l’ensemble des acteurs du territoire.

France Relance

Pour preuve de son engagement au sein de cette démarche, Chartres métropole a été retenue dans le cadre de la mesure 13 du Plan France Relance « Investissement dans le cadre des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) » et a obtenu la labellisation nationale de niveau 1 correspondant aux PAT émergents.

Retour sur la concertation du Projet Alimentaire Territorial

Entre le 15 juin et le 31 juillet 2021, les consommateurs, les producteurs, les commerçants de l’agglomération ont été invités à répondre à une enquête sur leurs pratiques, leurs besoins et leurs attentes en matière d’alimentation via un questionnaire en ligne. Cette concertation constituait la première étape dans l’élaboration du Projet alimentaire territorial (PAT) de Chartres métropole.

Voici quelques enseignements de cette enquête.

Télécharger les résultats de la concertation (.PDF : 0,8 Mo).

Du côté des consommateurs

  • La majorité des consommateurs habite dans le pôle urbain (71%) et parcourt moins de 10 kilomètres pour effectuer ses achats alimentaires.
  • Un peu plus de la moitié des consommateurs (55,2 %) utilise Internet pour ses achats alimentaires, la crise sanitaire ayant largement participé à la hausse de cette forme d’achats.
  • Les consommateurs font majoritairement leurs courses en supermarché. Mais les achats dans les commerces de proximité, au marché, chez les producteurs, avec le développement de la vente directe et l’installation de distributeurs de produits fermiers, prennent une place importante. Près de 30 % des personnes font leurs achats dans des magasins spécialisés en produits biologiques et 10 % font le choix de passer par un groupement d’achat.
  • Lors de l’acte d’achat, 86 % des consommateurs optent pour des fruits et légumes de saison, 71 % sont attentifs aux lieux de production des fruits et légumes et la moitié les choisit bio.
  • 48 % ont un potager ou cultivent des légumes dans des jardins partagés ou sur des balcons.
  • Plus de la moitié des personnes sondées (68 %) dit consommer régulièrement des aliments de producteurs locaux, principalement des légumes, mais également des fruits, des produits carnés et des œufs.
  • Les consommateurs jugent facile l’achat d’œufs et de légumes locaux. En revanche, c’est plus compliqué pour les fruits. L’approvisionnement en viande est considéré comme moyennement facile à difficile (suivant la viande souhaitée) et les produits laitiers locaux restent difficiles à trouver. Afin de consommer plus souvent des produits locaux, les habitants de Chartres métropole souhaiteraient avoir des points de vente proches de chez eux avec des produits mieux identifiables et plus présents en grandes surfaces.
  • Globalement, ils sont une grande majorité (87,9 %) à affirmer être prêts à payer plus cher pour acheter des produits locaux, et 62% sont prêts à parcourir plus de kilomètres pour trouver des produits locaux de qualité.

Du côté des professionnels

  • Parmi les 31 professionnels qui ont répondu, la moitié travaille en circuit court. Cette démarche est avant tout une volonté personnelle de quitter le réseau classique de la chaîne alimentaire pour vendre la production localement en évitant les intermédiaires. Pour ces professionnels, le circuit court permet une meilleure valorisation des produits et offre la possibilité d’échanger directement avec les clients. C’est un circuit adapté aux faibles volumes qui permet une meilleure rémunération.
  • Le circuit court touche essentiellement la production de légumes frais, mais également des légumes secs, du miel, des fruits et des céréales.
  • Les circuits courts prennent des formes diverses : ici, la vente directe est privilégiée mais une grande partie des producteurs passe par des plateformes coopératives, des magasins de producteurs ou par un supermarché en direct. Viennent ensuite l’approvisionnement des AMAP (Association pour le maintien en d'une agriculture paysanne) , la présence sur les marchés, la vente des produits en épiceries, parfois en jardineries disposant d’un rayon de produits locaux.
  • Les professionnels font part de leurs difficultés pour travailler localement, et notamment du coût de la transformation, du manque de matériels et de moyens humains (ou du moins la difficulté à garder un salarié sur du long terme), du manque de visibilité sur les volumes et les prix de vente, du manque de débouchés, de la procédure complexe pour fournir les cantines, du manque de soutien de la part des collectivités, de procédures administratives longues et complexes, de l’irrégularité des commandes. Autant d’obstacles que certains professionnels ont déjà rencontrés et qui en empêchent d’autres de se lancer dans cette démarche.

L’un des objectifs du Projet alimentaire territorial de Chartres métropole sera de trouver des leviers d’actions pour solutionner ces difficultés et permettre ainsi aux professionnels de s’inscrire plus simplement dans des démarches de circuit court, d’être accompagnés dans la recherche de débouchés et de permettre aux consommateurs d’avoir plus facilement accès (d’être mieux renseignés) aux produits vendus en circuit court sur le territoire.

Enjeux identifiés

Dans ce questionnaire, il était demandé aux consommateurs et professionnels trois enjeux à prioriser parmi les six proposés.

Au vu des résultats, l’ensemble des participants s’accorde sur l’importance de développer des filières locales, de soutenir les exploitants agricoles et de préserver l’environnement.

Tous les enjeux seront traités, le but étant de prioriser des actions et de voir où sont les attentes des acteurs du territoire.

De multiples actions ont été proposées par les participants (développer les jardins partagés, proposer aux écoles des visites d’exploitations agricoles, établir un cahier des charges garantissant la transparence à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, développer des outils de transformation sur le territoire, communiquer sur les possibilités de consommation locale, développer des épiceries dans les communes rurales, utiliser les espaces verts pour créer des parcs publics potagers, proposer des bons alimentaires à des foyers en situation de précarité pour l’achat de produits locaux, etc.).

Ces dernières seront étudiées et discutées lors d’ateliers thématiques. Les données du questionnaire seront exploitées pour réaliser le diagnostic qui commencera début 2022.

Les initiatives locales pour une alimentation durable

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